Origines et fondements de notre action collective
L'histoire de l’association CHEMIN HISTOIRE PATRIMOINE NATURE prend racine au cœur de la Haute Tinée, et plus particulièrement le long de la vallée du Coulomp, un espace marqué par des siècles de pastoralisme, d'échanges transfrontaliers et de configurations architecturales uniques. La genèse de notre organisation découle d'un constat alarmant dressé par un noyau de résidents, d'historiens locaux et de naturalistes : le réseau des chemins vicinaux et des sentiers muletiers historiques, qui constituait autrefois l'épine dorsale de la vie socio-économique de ces vallées, subissait une dégradation accélérée sous l'effet combiné de l'abandon des pratiques agricoles traditionnelles et des rigueurs climatiques alpines.
Face à l'urgence de sauvegarder ce patrimoine vernaculaire linéaire, les premières réunions informelles se sont tenues à Saint-Étienne-de-Tinée. Il ne s'agissait pas simplement de déplorer la ruine progressive des murets de soutènement ou des calades, mais de structurer un cadre juridique rigoureux capable d'engager des actions de restauration concrètes et pérennes. Le choix du statut d'association à but non lucratif s'est imposé comme l'outil le plus démocratique et adapté pour fédérer les énergies locales et instaurer un dialogue constructif avec les municipalités et les parcs nationaux environnants.
L'acte fondateur de notre entité s'est concrétisé par l'assemblée générale constitutive ayant arrêté les statuts actuels. Suite à ces délibérations initiales, le dossier officiel a été déposé auprès des services préfectoraux. La création de l'association a été officiellement enregistrée et validée par sa publication formelle au Journal Officiel de la République Française, actant ainsi la naissance juridique de CHEMIN HISTOIRE PATRIMOINE NATURE sous le numéro RNA W062020044. Cet enregistrement a posé les bases de notre éthique de gestion, excluant toute velléité à but lucratif pour se concentrer exclusivement sur des missions d'utilité publique, de préservation du patrimoine commun et de conservation de la biodiversité.
Depuis cette officialisation, l'association a étendu ses prérogatives territoriales. Le périmètre d'intervention s'est structuré autour de l'inventaire minutieux des sites à réhabiliter, de la mise en œuvre de partenariats scientifiques et de la mobilisation citoyenne. L'ancrage au sein de la vallée du Coulomp demeure le symbole de notre persévérance : un laboratoire à ciel ouvert où les techniques de construction ancestrales sont réactivées pour répondre aux enjeux environnementaux contemporains. Notre parcours démontre qu'une structure associative bien encadrée peut infléchir le destin d'un territoire rural en redonnant sens à ses espaces publics délaissés.